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Le grand patron Jean-Michel Aulas sort du silence après le départ de Juninho

Qualifié pour les huitièmes de finale de l’Europa League après une première phase pratiquement parfaite mais 13e en championnat, l’Olympique Lyonnais est passé par beaucoup d’émotions depuis quelques mois. En interne aussi, il y a eu énormément d’histoires et la dernière en date nous renvoie bien évidemment au départ de notre directeur sportif Juninho. Dans son édition du jour, l’Equipe consacre un dossier entier au club et à ses fameux remous en interne. 

 

Dans cette enquête, on retrouve une interview exclusive de Jean-Michel Aulas qui revient sur de nombreux points et notamment le départ de Juninho qui ne sera, dans l’immédiat pas remplacé au poste de directeur sportif. Le président est est forcément triste que l’histoire se termine comme ça. « J’en suis chagriné sur le plan humain. C’est quelqu’un de qualité. Peut-être que dans ce qui a été fait, le costume était un peu surdimensionné. Aujourd’hui, il veut se reposer et plutôt être entraîneur. Mais il sera toujours à la maison à l’OL, lorsqu’il voudra revenir. Il fait partie de ceux qui ont participé à un certain nombre de victoires, donc on ne va pas du tout prendre de positions négatives à son égard. » Confie l boss de l’OL auprès du journaliste Hugo Guillemet.

Avant de poursuivre et garder un sentiment amer par rapport à la décision ou plutôt au timing pour annoncer son départ du club. « Nous regrettons la décision de Juni à l’OL et j’aurais aimé être averti avant. Avant que les choses ne prennent (en référence à l’itw de Juninho sur « RMC ») sur le plan public la dimension qu’elles ont prise. Ceci étant, cela ne change rien à notre humanité vis-à-vis de Juni et il sera toujours ici à la maison. »

 

« C’est vrai qu’il n’a pas eu que des succès »

 

Le président poursuit ses déclarations : « Il était fatigué, vous l’avez vu. C’est vrai qu’il n’a pas eu que des succès. Il n’était pas heureux, ça se sent. Si j’avais pu le retenir, je l’aurais retenu, mais il avait du mal à assumer cette fonction dans une organisation importante. Et tous les grands clubs ont une organisation avec plusieurs responsables. Un entraîneur, directeur général, un directeur du foot, un directeur sportif, un président… Et parfois tous ces gens en même temps. Ça n’a pas fonctionné. Ce n’est pas pour cela que Juni n’est pas quelqu’un de bien. Au contraire c’est quelqu’un de très bien. Et on va tout faire pour qu’il reste proche de l’OL. » Explique-t-il avec une pointe de regret.

Et l’homme fort de l’OL n’est pas encore certain de vouloir lui trouver un remplaçant : « Pour le moment, je ne sais pas. On n’a pas encore tranché sur ce sujet. Peut-être que oui, mais je ne sais pas. On a une certitude, c’est qu’il faut un directeur du recrutement. Pour le directeur sportif, il faut y réfléchir et on va parler de ça avec Peter car l’entraîneur a aussi son mot à dire. »

 

 

Quel organigramme à l’OL désormais ? 

 

Pernambucano Juninho sur le départ dans quelques jours, l’Olympique Lyonnais doit aujourd’hui repenser son organigramme. Si le président reste le même à savoir Jean-Michel Aulas, le directeur général se nomme Thierry Sauvage, tandis que le directeur général du football n’est autre que Vincent Ponsot. Pour le moment, le directeur sportif reste Juninho mais son poste sera laissé vacant dès son départ. Envoyé aux Etats-Unis pour le développement d’OL Reign (le club acheté par l’OL aux USA), Bruno Cheyrou est de retour comme le président le confirme dans son interview. « Il est toujours là. Mais il peut revenir dans l’organigramme à ce poste-là. »

Et Jean-Michel Aulas ne pense non plus que la stratégie de recruter plus de scouts est la bonne. Il souhaite poursuivre sur cette lancée. « Je fais partie des qui considèrent que ce n’est pas nécessaire d’avoir beaucoup de scouts. Dans le monde pro, vous avez toujours un entraîneur qui définit, avec un directeur sportif ou non, un certain nombre de profils à rechercher. Et à Lyon, on a fait des investissements considérables avec des équipes informatiques pour avoir toutes les bases de données vidéo. Tous les gens qui s’occupent du recrutement ont ces outils. Quatre personnes supervise ça et c’est largement suffisant. Après pour superviser la L2 et le National, là il faut des scouts. C’est pour ça qu’on a pris Alain Caveglia en plus. Il a une connaissance parfaite de ces championnats. » Terminent celui qui est à la tête du club club depuis plus de 20 ans.

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