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Farès Bahlouli, les remords d’un crack déchu de l’Olympique Lyonnais !

Formé à l’OL et pur produit de la formation lyonnaise, Fares Bahouli n’a jamais réussi à confirmer toutes les attentes placées en lui. Passé pro avec son club formateur en 2013, celui qui était attendu comme un des très grands espoirs du football français s’est heurté à un mur et aujourd’hui, il tente de relancer ou même plutôt enfin lancer sa carrière en Persha Liga (deuxième division ukrainienne) avec le Metalist Kharkiv. 

 

Contacté par « Foot mercato », ce génie du ballon rond a livré une très longue interview au média et il évoque notamment ses échecs à l’OL et la déception de n’avoir jamais été en mesure de percer à Lyon. « Bien sûr que j’ai des regrets dans le sens ou quand j’étais à Lyon, on me prédisait un bel avenir. J’étais un talent mais j’étais jeune et j’aurai pu et du travailler bien plus pour être plus professionnel et faire des choix différents. Mais j’étais pressé, j’étais jeune et je voulais jouer très rapidement à Lyon. Du coup, je suis parti à Monaco. Si demain, on me donne l’opportunité de refaire les choses, je les ferais autrement et je bosserais trois, quatre, cinq fois plus. Et quand je subissais des injustices où je me consolais autrement, je me consolerais dans le travail. Des fois, il y a des joueurs qui vont être moins bons que toi et moins méritants et ils vont jouer. C’est sûr que si la mentalité et la maturité que j’ai maintenant, je l’avais eu à 16 ou 17 ans, sans aucune prétention, aujourd’hui je serais dans un top club en train de jouer la Ligue des Champions. »

Aujourd’hui âgé de 26 ans, il semble enfin avoir trouvé sa place et c’est avec un club historique du championnat ukrainien qu’il brille. Cependant, le natif de Lyon n’oublie pas pour autant le club de ses rêves et même, à pratiquement 3000 kilomètres de distance, il continue de suivre les performances de l’OL. « Quand Lyon joue, on est derrière car en tant que Lyonnais c’est obligé. C’est compliqué quand tu les vois et en ce moment, ce n’est pas très beau. L’OL, ça reste particulier pour moi. Même quand je ne peux pas regarder le match, je vais sur les applications, je regarde les résultats. »

 

 

« Ça m’a tué de ne pas réussir à percer dans le club de mon cœur, de ma ville »

 

Passé par le LOSC, l’AS Monaco, le Standard de Liège en Belgique et même Lyon – la Duchère, Farès Bahlouli a de nombreux regrets et s’il devait en citer un marquant, ce serait son échec avec le club du Rhône. « Je suis un pur Gone en plus ça m’a tué de ne pas réussir à percer dans le club de mon cœur, de ma ville. C’est un regret. Je suis Lyonnais c’est mon équipe. Les supporters, l’amour qu’ils m’ont donné. Je continue à recevoir des messages sur Instagram. Ceux qui étaient là à l’époque, ils sont contents pour moi, ils voient que je me relance. On a une histoire assez liée avec les supporters. Pour ça, je ne pourrais jamais oublier mon club. »

Justement, l’ancien international espoir français ne lâche pas de vue son club formateur et il trouve que les jeunes sont de grande qualité. Tout comme bon nombre de personnes, il voit un potentiel très important en Rayan Cherki et lui adresse quelques conseils. « Le petit Rayan Cherki il est très très bon. Moi je le connais depuis longtemps, il a des qualités de malade. Après au bout d’un moment, le talent, ça ne suffit pas et je peux en témoigner. Tu vas réussir à faire la différence après quand tu arrives à un certain niveau, les joueurs ce sont des athlètes ils sont à 200 %. Ça veut dire que quand tu ne travailles pas toi aussi à 200 %, ils te rattrapent. Il faut les deux talents plus travail. Des fois le talent c’est un plus, mais c’est un moins aussi. Y’a plein de joueurs qui ont du talent, mais ils n’y arrivent pas. Ils ne font pas les carrières qu’ils devraient, ils disparaissent d’un coup, c’est compliqué le talent, c’est un petit fardeau pour certains si tu ne sais pas le gérer. » Précise le numéro 10 actuel leader du championnat en Ukraine avec le Metalist et proche de la montée en première division.

Avant de terminer et rendre un joli hommage à la star de l’effectif lyonnais : « le joueur qui m’impressionne à Lyon, c’est Lucas Paqueta. C’est un très très bon joueur. Après je vois qu’il y a des petits jeunes qui commencent à se montrer. L’OL ça reste une équipe qui fait jouer des jeunes. Le président c’est un tueur, il est très très fort dans la gestion de son club et son équipe. » A confié celui qui s’éclate dans l’est de l’Europe avec 6 buts et 10 passes décisives en 16 matchs de championnat. Nul doute que Bahlouli suit également de près les performances de sa jeune soeur Nesrine (U19 féminine OL) et son jeune frère Djibril, aussi au centre de formation de l’OL…

 

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